jeudi 2 septembre 2010

Mesurer l'attention des internautes pour mieux la capter

Le niveau de concentration au cours de la lecture d'un texte dépend du processus de compréhension qu'opère le cerveau, selon des chercheurs de l'université de Pittsburg.

Si plusieurs systèmes de "eyes tracking" permettent d'ores et déjà de suivre le regard d'un internaute sur un site commercial ou publicitaire, encore faut-il mesurer l'attention réelle de celui-ci. Des chercheurs de l'Association Psychological Science se sont intéressés au contrôle que le cerveau opère sur les mouvements oculaires. De ces mouvements, il est en effet possible - selon les scientifiques - de déterminer le niveau de concentration effective des internautes au cours de leur lecture. L'étude révèle que les mouvements oculaires sont principalement liés au processus de compréhension des mots dans le cerveau. Concrètement, lors d'une lecture dite "normale", l'œil fixe un mot, puis passe à un autre. L'attention de l'œil se porte davantage sur des mots qui sont moins fréquents, et survole les mots dits "petits et courants". Plusieurs facteurs rentrent alors en jeu pour faire diminuer l'attention du lecteur.


L'attention et l'engagement envers une lecture favorise la concentration
Dans un premier temps : l'attention. "un internaute a plus de mal à se concentrer sur un texte web du fait de la pixellisation des écrans qui fatigue le regard", explique à L'Atelier David Marbac, consultant en ergonomie et e-marking chez Intuiti une agence de communication web.
Second facteur : l'engagement. Les tests ont révélé que lors de la lecture d'un contenu dit "engagé" tel qu'un ouvrage politique, les lecteurs se déconcentraient beaucoup moins rapidement. Toutefois, même lors d'une baisse de la concentration, les mouvements oculaires continuent leur parcours linéaire. "Un parcours laborieux presque mécanique", soulignent les chercheurs. Mais dans ce cas, le lecteur passe plus de temps sur les mots individuels et courts qu'il survole en temps normal.


Favoriser les micros-contenus qui donnent l'impression de faire moins d'effort
Dès lors, pour pallier la fatigue cérébrale et oculaire, "les micros-contenus doivent être privilégiés car ils donnent l'impression aux lecteurs de faire moins d'effort", préconise David Marbac. De même, les zones vierges de tout contenu apaisent la concentration des internautes, tout en dynamisant le contenu. Autre point clé : les contrastes. Si sur le papier il est possible de jouer des coloris, il en est tout autre pour le web, explique-t-il. Il faut préférer des contrastes positifs - fond blanc avec une écriture noire - qui fatiguent moins l'œil et ne déconcentrent pas. "Plus la page est sobre et minimaliste, moins l'utilisateur peut être distrait", conclut le consultant.

SOURCE : L'Atelier

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire